Sur quoi fonder notre vivre-ensemble ?
«La philosophie française,
au cours du second vingtième siècle, se prit d’un mépris persistant pour la
philosophie morale. Sentencieuse, sinon verbeuse, elle confinait à des naïvetés
du cœur, qui cachaient mal des soubassements plus cruciaux: infrastructures
économiques, structures linguistiques, fondements anthropologiques. Revenir à
la philosophie morale semble donc une entreprise ardue. Or, comme le relève
Abdennour Bidar, ce projet est commandé par de nouveaux enjeux que la pensée ne
peut balayer d'un revers de main. Non seulement notre société est de plus en
plus diverse, mais cette diversité, par les moyens techniques et idéologiques
qui lui sont offerts, inquiète les positivités établies, menace les fondements
de notre nation. Certes, il convient d'éviter les dogmatismes d'antan, qui
faisaient des viatiques laïques le prêt-à-penser républicain. Comment ne pas
pour autant sombrer dans un relativisme paresseux, premier ferment d'un
délitement social, relent relancé sans cesse durant cette campagne?»(…)
Hocine Rahli,
Nonfiction.fr
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